PHOTOCOPIES DE LIVRES ET DE JOURNAUX DANS LES LYCÉES ET COLLèGES

 

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Afin de permettre d’effectuer en toute légalité des photocopies de livres et de journaux pour les besoins de votre enseignement, votre établissement et le Centre Français d’exploitation du droit de copie (CFC) ont signé, depuis plusieurs années, un contrat qui fixe les conditions dans lesquelles vous pouvez réaliser ces reproductions.

 

Dans ce cadre, l’établissement verse annuellement des droits de reprographies au CFC qui les redistribue ensuite aux auteurs et aux éditeurs des œuvres photocopiées.

 

Le ministre de l’Éducation nationale contribue à la prise en charge de cette redevance.

 

Quelles sont les œuvres que ce contrat vous permet de photocopier ?

 

Ø       les livres français et étrangers : ouvrages scolaires et parascolaires, livres universitaires et professionnels, essais, romans, encyclopédies et dictionnaires, cahiers d’exercices, guides, atlas…

 

Ø       les périodiques français et étrangers : quotidiens, magazines, revues professionnelles, publications payantes de grands organismes (INSEE, Banque de France, etc.) ;

 

Ø       les adaptations et traductions d’œuvres ;

 

Ø       les illustrations, photographies, dessins, schémas, figures, cartes et plans… issus de publications ;

 

Ø       les publications techniques : normes (AFNOR, ISO, DTU), la documentation technique vendue séparément du produit (ex : méthodes d’utilisation de logiciels) ;

 

Ø       les partitions de musique et paroles de chansons.

 

Important

Les références bibliographiques des extraits d’œuvres copiées (titre, noms de l’auteur et de l’éditeur) doivent figurer sur les photocopies. Il s’agit de respecter le droit moral des auteurs et de fournir à vos élèves une information précise sur l’œuvre dont vous leur distribuez une copie.

 

Dans quelles limites pouvez-vous photocopier ces œuvres ?

 

Seuls des extraits peuvent être reproduits. La copie intégrale d’une publication est interdite.

 

Les parties d’œuvres que vous copiez ne doivent pas excéder, par acte de reproduction :

Ø       10 % d’un livre (soit environ un chapitre) ou d’une partition de musique ;

Ø       30 % d’une revue ou d’un journal.

 

Si l’ouvrage est épuisé, une autorisation spécifique de photocopie intégrale peut être demandée au CFC.

 

Une limitation du nombre de copies distribuées est à respecter.

Dans le cadre du contrat qu’il a signé avec le CFC, votre établissement verse une redevance dont le montant varie selon le nombre moyen de photocopies de publications protégées que reçoit un élève de la part de l’ensemble de ses enseignants.

 

Ainsi, selon la redevance acquittée par votre établissement, un élève peut recevoir, au titre d’une année scolaire, un maximum de 100 ou de 180 pages de copies d’œuvres protégées.

Par page de copie, on entend une feuille de format A4 (21x 29,7 cm). Celle-ci peut comporter la reproduction d’un ou plusieurs documents protégés (ex : 2 pages d’un livre de poche montage de plusieurs extraits de publications).

 

Quels sont les documents que vous pouvez photocopier sans tenir compte des limites du contrat ?

 

Ø       les documents non protégés par le droit d’auteur (lois, arrêtés, BO….) ;

 

Ø       les œuvres qui appartiennent au domaine public (un livre dont l’auteur, ou le dernier des co-auteurs, est décédé depuis plus de 70 ans – un journal publié il y a plus de 70 ans) ;

 

Ø       les œuvres dont le CFC autorise la photocopie à titre gratuit :

1.      les publications dont la diffusion est entièrement gratuite (certaines publications de ministères ou d’entreprises, journaux gratuits, brochures publicitaires…) ;

2.      les sommaires d’ouvrages ou de revues, les listes bibliographiques, le résumé ou la biographie de l’auteur figurant sur la jaquette d’un livre …

3.      les documents pédagogiques destinés à être photocopiés dont le prix d’achat inclut un droit de copie (généralement pour une classe).

 

Les photocopies de ces documents ne sont pas à prendre en compte dans le calcul du nombre maximum de copies que peut recevoir un élève.

 

Cas particulier de la courte citation

Un bref extrait d’une œuvre protégée par le droit d’auteur peut être photocopié librement, à condition qu’il soit intégré dans un texte original rédigé par l’enseignant afin d’illustrer un propos. La courte citation s’applique aux extraits de textes, aux figures et aux schémas.

A contrario, la juxtaposition de plusieurs extraits d’œuvres constitue un montage qui doit respecter les limites fixées par le contrat.

Mais attention, dans tous les cas, il vous revient d’indiquer sur la photocopie les références du document reproduit.

 

Comment le CFC reverse les droits aux auteurs et aux éditeurs ?

 

Chaque année, un échantillon de 1 200 collèges et lycées (soit 10 % du nombre total d’établissements : un établissement est donc amené à effectuer une enquête une fois tous les 10 ans) est défini par le ministère de l’Education nationale pour mettre en place une enquête.

Lorsque votre établissement en fait partie, il vous est demandé de recenser, sur des formulaires, les références bibliographiques des œuvres que vous photocopiez pour vos élèves pendant 4 semaines consécutives. Ces informations permettent au CFC d’identifier les auteurs et les éditeurs auxquels reverser les droits.

 

Ø       LYCÉES ET COLLèGES : votre établissement verse une redevance au CFC et les enseignants d’un échantillon de lycées et de collèges participent à l’enquête sur les publications copiées ;

Ø       CFC : les formulaires complétés par les enseignants sont transmis à une société spécialisée dans le traitement des données. Après validation des informations, le CFC attribue une somme à chaque œuvre proportionnellement au volume de copies réalisées ;

Ø       ÉDITEURS : chaque année le CFC verse les redevances aux éditeurs des œuvres concernées, puis ceux-ci reversent aux auteurs la part qui leur revient lors de l’envoi des relevés annuels de droits d’auteur ;

Ø       AUTEURS : les éditeurs ayant reçu des droits de copie certifient par écrit au CFC que les sommes revenant aux auteurs leur ont bien été reversées. Le CFC effectue également des vérifications matérielles auprès d’un échantillon d’éditeurs.